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Lieux documentaires lyonnais

Les fonds publics :

Les fonds publics sont les plus accessibles et les plus maniables. Les structures qui les conservent proposent des bases de recherche informatisées et publient régulièrement des inventaires de certaines parties de leur patrimoine documentaire. En outre lors d’exposition elles proposent un aperçu des possibilités de leur utilisation. Le rôle de ces lieux d’archives est en premier lieu la conservation des archives publiques, archives de la voirie, registres de l’état civil, cadastre napoléonien mais aussi dossiers du personnel. Les documents d’archives publiques ne sont communicables qu’après un délai de 30 ans, allongé parfois selon leur nature.
Ces structures organisées pour la conservation des fonds, reçoivent souvent des donations de fonds privés d’érudits locaux ou de sociétés privées. Souvent ces fonds sont en attente d’inventaire et il est difficile voire impossible de les consulter.

Les Archives municipales

18, Rue Degas-Monbel – 69002 Lyon – 04-78-92-32-50
Horaires d’ouverture : Lundi : 11h-17h / Mardi-Vendredi : 8h30-17h

Les Archives municipales de Lyon possèdent des archives remontant aux premiers temps de son existence en tant que communauté : Les archives anciennes – c’est-à -dire antérieure à 1789 – concernant l’urbanisme, sont classées sous la cote réglementaire DD (1 à 380). Les archives modernes – 1789-1940 – sont classées encore provisoirement sous une cote générale wp. Elles sont issues de versements effectués régulièrement par les différents services municipaux (voirie, urbanisme, musée). Les Archives municipales détiennent aussi un fonds important de documents figurés, cartes et plans, photographies et cartes postales concernant la ville de Lyon. Leur publication Forma Urbis, Les plans Généraux de Lyon du XVIe au XVIIe siècle, présente en annexe un guide provisoire des sources sur ces plans et par conséquent sur l’évolution urbaine de la ville[1]


Les Archives départementales

Section ancienne :

2, chemin de Montauban – 69005 Lyon – 04-78-28-05-73
Horaires d’ouverture : Lundi-Vendredi : 9h-17h / Samedi : 9h-12h

La section ancienne des Archives départementales concerne les documents antérieurs à la révolution dont très peu nous renseignement sur des découvertes archéologiques éventuelles.
En revanche, elle accueille les versements par voie extraordinaire de fonds privés, conservés alors sous la cote J. Par exemple, bien que le fonds Michoud (147 J ) ne comporte quasiment pas de manuscrits, il intéressant de noter qu’il est constitué d’une collection d’opuscules du XIXe siècle (voir inventaire dactylographié conservé aux archives) .

Section moderne :

Responsable : Mme F. Beaume
57, rue Servient – 69003 Lyon – 04-72-61-10-73
Horaires d’ouverture : Lundi-Vendredi : 9h-17h / Samedi : 9h-12h

La section moderne possède des archives concernant les affaires d’urbanisme et d’aménagement, en particulier se rapportant aux travaux effectués par les Ponts et Chaussées (Série S) et la DDE (série W, après 1940).
Dans la série R (lettres et arts), une sous-série thématique, 4 T concerne les affaires culturelles, dont des correspondances d’érudits, de conservateurs du Musée des Beaux-Arts. Cette sous-série a fait l’objet d’un inventaire publié par les Archives départementales.

La Bibliothèque municipale

Le fonds ancien

Responsable : Pierre Guinard
30, boulevard Vivier Merle – 69003 Lyon – 04-78-62-18-76
Horaires d’ouverture : Mardi-Vendredi : 10h-19h / Samedi : 10h-18h

Le fonds ancien de la Bibliothèque conserve des manuscrits dont l’inventaire a été publié dans les années 1900 dans le Catalogue général des bibliothèques publiques de France. Le fonds général est constitué de manuscrits assemblés depuis le XVIIe siècle par différentes congrégations religieuses lyonnaises et confisqués à la Révolution. Depuis, quelques donations notamment de la Bibliothèque nationale ou de particuliers n’ont cessé d’augmenter ce fonds général dont la totalité n’est toujours pas évaluée, malgré les quelques inventaires existants.
La Bibliothèque municipale conserve aussi un important fonds d’estampes anciennes dont la majorité provient du fond Coste (portraits, vues et plans de Lyon et ses environs).

La documentation régionale

Responsable : Anne Meyer
30, boulevard Vivier Merle – 69003 Lyon – 04-78-62-18-68
Horaires d’ouverture : Mardi-Vendredi : 10h-19h / Samedi : 10h-18h

Si la documentation régionale de la Bibliothèque municipale ne possède aucun manuscrit – tous conservés dans le fonds ancien –, elle présente en revanche le fonds documentaire sur Lyon le plus important de la ville. Car, outre les livres et études sur l’histoire, la société et les monuments lyonnais, on y trouve la quasi-totalité de la presse locale et régionale depuis 1784, les annuaires et indicateurs de Lyon ainsi qu’une documentation iconographique importante (photographies, cartes postales).

Les musées lyonnais

Le musée Gadagne

Responsable : Roselyne Augustin
Place du Petit Collège – 69005 Lyon – 04-78-42-03-61
Horaires d’ouverture : Mercredi-Vendredi : 9h30-12h30/14h-17h30

Le Musée Gadagne, musée historique de la ville de Lyon, est actuellement en cours de numérisation de ses fonds. En général leurs manuscrits ne traitent pas d’archéologie, néanmoins quelques données peuvent apparaître dans les archives d’Eugène Vial ou celles de Léon Charvet, qui ont tous deux compilé des informations sur l’histoire et les monuments de Lyon.

En réalité la richesse du Musée Gadagne réside dans son importante collection de dessins, de gravures et de plans représentant Lyon et sa région, avec en particulier une série thématique sur les aqueducs qui mériterait une étude approfondie.

Le musée de la Civilisation gallo-romaine de Fourvière

Responsable : Dominique Tisserand
17, rue Cleberg – 69005 Lyon – 04-78-38-81-90
Horaires d’ouverture : Mardi-Vendredi : 10h-12h/14h-17h

La bibliothèque du musée de la Civilisation gallo-romaine de Fourvière présente une importante collection d’ouvrages et de revues ayant trait à l’histoire et l’archéologie antiques. Leur collection de revues est l’une des plus importantes de Lyon pour l’antiquité particulièrement riche en publications régionales.

De plus elle conserve une partie de la documentation personnelle d’Amable Audin, restée dans celle du musée après son départ à la retraite. Dans ces sept cartons de la donation Audin se trouvent des documents liés au service municipal des fouilles, des manuscrits d’articles, des tirés à parts de ses collègues.


Le Musée des Beaux-Arts de Lyon – Palais Saint-Pierre

Responsables : Gérard Bruyère, Laurence Berthon (documentalistes) et Dominique Dumas (bibliothécaire)
20, place des Terreaux – 69001 Lyon – 04-72-10-17-40
Horaires d’ouverture : Mercredi-Vendredi : 14h-17h

Le Musée des Beaux-Arts de Lyon, l’ancien Palais St Pierre ou Palais des Arts a déjà versé ses archives du XIXe et début du XXe siècles aux Archives municipales qui les conservent sous la cote 078 wp. On y trouve des rapports et procès-verbaux de commissions d’acquisitions, des rapports de suivis de travaux relatifs au musée. Une part importante de la documentation est composée de la correspondance et des papiers personnels de ses différents conservateurs, en particulier E.-C. Martin-Daussigny.

Au musée se trouvent encore les registres manuscrits des inventaires des collections effectués régulièrement dès 1808, les procès-verbaux des commissions consultatives, en activité de 1847 à 1974, et des catalogues manuscrits de relevés épigraphiques de Lyon et de sa région.

Les fonds d’archives privés

Les fonds privés sont le plus souvent versés à des structures publiques telles que les Archives municipales, les Archives départementales, la Bibliothèque municipale mais aussi les musées (Fonds Audin), l’Académie des Sciences, belles-Lettres et Arts de Lyon (carnets de notes d’Audin, Emile Perret-de-La Menue).

Les documents proviennent soit d’archives privées soit de sociétés de transport, ces donations permettent la conservation de leurs archives dans de bonnes conditions. Quant aux particuliers, les versements de documents s’effectuent de leur vivant ou – plus généralement – après leur décès, par leur famille. Les donateurs peuvent faire le choix de soumettre leur fonds à une dérogation afin d’avoir un droit de regard sur les éventuelles demandes de consultation. Le versement de fonds privés à des structures publiques est idéal pour la conservation des documents en revanche cela peut àªtre parfois problématique, car en attente de classement, les documents restent non consultables, comme les fonds Sala ou Escudié des Archives départementales.

L’inventaire des fonds présenté ci-dessus est loin d’àªtre exhaustif, en effet nous n’avons pu prospecter dans les archives personnelles des archéologues lyonnais.

Les Sociétés savantes

L’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon

Responsable : Jean Burdy
Palais St Jean, 4, rue Adolphe Max – 69005 Lyon – 04-78-38-26-54
Horaires d’ouverture : sur Rendez-vous

Peu après sa fondation en 1700, l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts dans une salle du palais épiscopal. Deux cents plus tard, après s’àªtre installée tour à tour à l’Hôtel de Ville, au Palais St Pierre, elle se retrouve à siéger au Palais St Jean. L’Académie de Lyon possède une bibliothèque considérable avec un important fonds d’ouvrages concernant Lyon et son histoire, en particulier issus de celle du Chevalier François Artaud. En effet, membre de l’Académie, directeur du Musée des Beaux-Arts ce dernier y a légué ses livres (dont certains sont annotés de sa main) et ses notes (Ms 101). Avant lui Pierre Adamoli avait laissé par voie testamentaire sa bibliothèque et ses manuscrits qui se trouvent aujourd’hui à la Bibliothèque municipale (fonds Palais des Arts). Au fur et à mesure des donations d’académiciens et des papiers relatifs à son fonctionnement (recueils de comptes-rendus et d’ouvertures de séances), l’Académie a réuni un fonds qui comporte actuellement de près de quatre cents volumes de manuscrits.

L’Académie d’Architecture

Chaque architecte qui désire faire partie de l’Académie d’Architecture doit faire don d’un tribut de documents qui concerne une recherche, un projet ou une Å“uvre déjà réalisée. Ces dossiers acquis depuis la fondation sont conservés à côté de plans, de croquis, de recherches diverses, de participation à des concours. De plus l’Académie de Lyon publie depuis sa fondation des Annales dont elle possède parfois les manuscrits préparatoires. Les architectes s’étant fortement intéressés à l’histoire de leur ville, de rares ipèces sont relatives à l’archéologie.


La Société de topographie historique de Lyon

Cette société fondée en 1872 resta active seulement jusqu’en 1889 mais elle a eu le temps et le mérite de publier le plan scénographique de Lyon au XVIe siècle. Les Archives municipales conservent seulement un registre inachevé des comptes-rendus de séances (II 183). Ceux-ci donnent rapidement la description de projet, publication du plan scénographique, fouilles dans le lit du Rhône, études du tracé des voies antiques. Mais l’édition du plan est la seule réalisation concrète des actions de cette société qui nous soit parvenue.

D’autres dossiers des Archives municipales contiennent des informations la concernant : II 18 dossier 6 (fonds Claude Brouchoud), 1 wp 2 (série R, dossier 6), 81 wp (sous-série 2 R), 322 wp (3)[2], de màªme les papiers de E.-C. Martin-Daussigny, conservateur du Musée des Beaux-Arts de Lyon (078 wp).

La Société historique, archéologique et littéraire

Fondée en 1855, cette société est toujours active de nos jours, mais malgré son nom, son activité d’aujourd’hui se limite à des questions relatives à l’histoire et l’histoire de l’art de Lyon et de la région. Ses séances se tiennent dans les locaux des Archives municipales, et étonnement ses archives ont été déposées aux Archives départementales (33 J). Ce fonds concernent essentiellement l’administration et le fonctionnement de la société : statut, adhésion. L’inventaire a été publié dans le Bulletin de la Société historique, archéologique et littéraire de Lyon, année 1992, Tome XXII, Lyon, 1993, p. 23 à Â 33.

D’autres sociétés s’intéressant à l’histoire des quartiers de Lyon ou de la région lyonnaise sont en activité – Société d’histoire de Lyon Presqu’île – Ainay – Perrache, Société d’Histoire de Lyon et rive gauche, Renaissance du Vieux-Lyon, Bibliothèque et Cercles Saint-Nizier. Une association, l’Union des sociétés historiques du Rhône, les regroupent. Certains de leurs membres possèdent peut-àªtre des informations concernant l’archéologie de leur secteur.

Les congrégations religieuses :

Les congrégations religieuses possèdent la plupart du temps des archives remontant parfois à la date de fondation de leur maison lyonnaise. Aujourd’hui leur activité est en grande partie tournée vers la tenue d’établissement scolaire, et certaines institutions se sont débarrassées de leurs anciennes archives, comme les Lazaristes. Les autres sont conservées sans classement ni inventaire de ces fonds. Potentiellement, les archives de l’institution des Chartreux et des Maristes, qui sont constituées de lettres et de carnets pourraient contenir des informations sur l’archéologie lyonnaise, les religieux du XIXe et du début du XXe siècle s’intéressant volontiers aux questions historiques de leur ville. Seuls une évaluation puis un dépouillement systématique pourraient nous renseigner.

Les fonds des sociétés de transport

La Compagnie générale de navigation Havre-Paris-Lyon-Marseille

Archives départementales du Rhône, section ancienne, 37 J

Le fonds du siège lyonnais de la Compagnie de navigation HPLM, concernant les archives (1856-1969) des vingt-sept petites sociétés de navigation qui ont été absorbées depuis la création en 1854 de la CGN-HPLM.
Son inventaire a été publié par Caroline Nouaille dans la collection des publications des Archives départementales : La Compagnie Générale de Navigation Havre-Paris-Lyon-Marseille, Archives départementales du Rhône, sous-série 37 J, répertoire numérique détaillé, Lyon, 1998. Le catalogue de sources s’effectue par sociétés avec le màªme système de rubriques : administration générale (procès-verbaux du conseil d’administration et assemblées générales), domaine (pièces relatives aux bâtiments et à l’outillage), service financier et comptabilité, et les dossiers susceptibles de receler des informations archéologiques : correspondance, personnel, contentieux.


SA des Chemins de fer de l’Est de Lyon

Archives départementales du Rhône, section ancienne, 70 J

Des sources complémentaires se trouvent aux sources Archives départementales de l’Isère, fonds III S2, liasses 1 à 64 et fonds 3449, liasses 30 à 43, dossier des ponts et chaussées, et aux Archives départementales du Rhône, section moderne, dans le fonds 104 W, liasses 459 à 468 et dans la série S qui n’est pas classée.
A priori, en vue de l’inventaire, rien dans ce fond ne concerne l’archéologie, une prospection devrait néanmoins s’effectuer dans les dossiers concernant les projets définitifs ou non réalisés, les achats de terrains ou expropriation, et les constructions (70 J 82 à 202)

Société des voies navigables de France (VNF)

Responsable : Jean-Hughes Laborde2, rue de la Quarantaine – 69005 Lyon – 04-72-56-59-57
Subdivision de Lyon : 2, place Antonin Perrin – 69007 Lyon – 04-78-69-60-70
Horaires d’ouverture : Sur rendez-vous

La Société des Voies Navigables de France a été mise en place sous la IIIe République par M. de Freycinet. Son rôle essentiel consiste à l’entretien et la mise en valeur du patrimoine fluvial : berge, radier, batardage… Ses archives remontent à la création d’un bureau régional à Lyon, dans les années 1860-1880. Un important module, non classé, concernent les papiers des ingénieurs en chef, o๠se trouvent probablement des informations concernant des découvertes archéologiques lyonnaises et fortuites.

Des archives du màªme type doivent àªtre consultables au Service navigation – Subdivision de Lyon.

Société des Transports en commun lyonnais (TCL)

Archives municipales de Lyon, 075 II 1 à 679 et 093 II 1 à 277 (avec dérogation)

Les documents déposés par Les TCL aux Archives municipales sont en grande partie, pour les documents cotés 075, des études techniques (raccordements industriels, tramway électrique) ou des dossiers relatifs aux aménagements de gares, funiculaires, nouvelles lignes. Le fonds 093 est constitué des registres de correspondance (1890-1952).

Il est à noter que le fonds de la Semaly (Société d’économie mixte de l’agglomération lyonnaise) se trouve aussi aux Archives municipales. (086 II 1 à 25 avec dérogation). Cette entreprise s’occupe des travaux au niveau du sous-sol (métro).

Direction départementale de l’équipement (DDE)

Archives départementales du Rhône, section moderne, série W et S

La Direction départementales de l’équipement et avant elle les Ponts-et-Chaussées versent régulièrement leurs archives à la section moderne des Archives départementales du Rhône. Toutes les informations concernent les grands travaux d’aménagement du territoire.
A chaque versement, un classement provisoire est effectué à l’aide de bordereaux dont les champs d’analyse, parfois succincts peuvent nous renseigner. Ces versements font à chaque fois l’objet d’un classement provisoire. Il est donc possible d’effectuer une prospection dans les bordereaux, malgré les champs d’analyse parfois succincts.

Les archives de particuliers

Versement aux Archives municipales de Lyon

Peu des fonds privés versés aux Archives municipales ont fait l’objet d’un inventaire précis. Certains ne sont màªme pas intégrés à la base de données consultable aux Archives municipales. La liste sommaire mais complète est en revanche présente sur Internet : http://archives-lyon.com/fonds/fondspriv/. Il faut ainsi noter la présence, par exemple, des archives de Jean-Gabriel Mortamet, architecte des Monuments historiques (051 II 1 à 30), des notes manuscrites préparatoires à l’Histoire de la ville de Lyon de Jean-Baptiste Monfalcon, (039 II 1 à 2), l’étude sur les rues de Lyon et l’histoire de l’urbanisme de Carriot (040 II 1 à  2), le fonds Brouchoud membre de la Société de topographie historique et du Comité archéologique du Rhône (II 16). Nous avons néanmoins listé quelques fonds utiles à des travaux sur l’urbanisme de lyonnais et l’archéologie lyonnaise :

- Le fonds Benoît Vermorel (1875-1942) – 003 II 1 à 12

Les archives de Benoît Vermorel versées de son vivant aux Archives municipales présentent des notes statistiques et historiques sur la ville de Lyon, prises sur des manuscrits municipaux : registres de la voirie. Cet archiviste de la ville a porté son étude sur l’aménagement urbain, l’histoire des fortifications de Lyon et l’évolution du plan de la ville.

- Le fonds Amable Audin – 024 II 1 à 38 et 063 II 1 à 8 (avec dérogation)

Directeur des fouilles archéologiques de Lyon, fondateur et premier conservateur du musée de la Civilisation gallo-romaine. Elles sont conservées à la fois au musée de la Civilisation gallo-romaine (annexe 3) et aux Archives municipales (annexe 4) o๠une dérogation de Rose Audin, veuve de l’archéologue est nécessaire pour la consultation[3]. Les deux fonds sont assez similaires dans leur contenu et leur scission n’a guère de sens. Ils conservent des notes, croquis, manuscrits d’articles, d’Amable Audin mais aussi du Service municipal des fouilles.

- Le Fonds Joseph Pointet – 037 II 1 à 70 (photocopies), les originaux sont au Musée Gadagne (non consultables avant numérisation)

Erudit lyonnais, Joseph Pointet a publié en 1926 un historique des propriétaires des maisons et propriétés de la Croix-Rousse de 1350 à 1790. Il entreprit le màªme travail pour la ville de Lyon, et la partie nord du 1er arrondissement actuel fut éditée en 1930. Il est mort avant d’avoir achevé son Å“uvre, mais ses notes préparatoires relatives au sud du 1er (sud), 2e et 3e arrondissements. Ces manuscrits, véritables outils de travail consistent en trente cinq volumes de notes, de plans et de tables alphabétiques pour faire le lien entre eux.

- Fonds Grange – II 226

Ensemble de rapports de fouilles dactylographiés qui sont absents du Service régional de l’archéologie. Ils concernent les opérations de la place de la Butte (1965), de la Muette (1966), de la Manutention Militaire (1968) du square de l’Homme de la Roche (1968) et de Tassin-la-demi-lune (1969). En fin de volume se trouve la photocopie de carnets de fouilles disposés en vrac, peut-àªtre existent-ils encore dans un autre lieu de conservation.

Versement aux Archives départementales du Rhône

- Fonds Léon Galle – 3 J

Ce fonds consistent en une collection de livres et manuscrits réunis par l’érudit Léon Galle (fin XIXe - début XXe) sur l’histoire de Lyon et sa région, ainsi que des documents – plans, gravures –. Parmi les manuscrits se trouvent essentiellement des documents du XIXe siècle ou des copies par Léon Galle qui évoquent certains monuments lyonnais. Un inventaire a été publié en 1927 : Claude Faure, Catalogue du Fonds Léon Galle, Archives départementale du Rhône, Lyon, 1927.

- Fond Comarmond – 11 J

Aucun inventaire de ce fonds n’est proposé aux Archives départementales, seule l’information archives familiales est disponible. Il n’a pas été possible de savoir s’il s’agit de la famille de Ambroise Comarmond, ancien conservateur du Palais des Arts, Palais Saint-Pierre.

- Fonds Chantre – 16 J

Ce fonds est constitué des archives de l’archéologue Ernest Chantre : papiers de la famille et correspondance avec le Docteur Lortet ainsi qu’un dossier comportant une liasse de documents anciens, en majorité datant du XVIIIesiècle (16 J 3).

- Fonds Desjardins-Catland – 42 J

Ce cabinet d’architectes a versé des dossiers concernant leurs projets et réalisations, ainsi qu’une documentation sur l’histoire de l’architecture (42 J 42) : Lyon, église, chapelle, place des terreaux ; Lyon pendant l’antiquité : photographies, cartes postales, gravures.

- Fonds Mortamet – 71 J et 103 J

Ces deux fonds concernent à la fois les dossiers d’affaires traitées par Jean-Gabriel Mortamet, architecte en chef des monuments historiques (103 j) et les archives de son agence d’architecture (71 j). Il est fort possible qu’étant chargé des Monuments historiques, il ait rencontré au cours de ses travaux des problèmes d’ordre archéologique. Les Archives municipales (051 II 1 30) et l’Académie d’architecture de Lyon possèdent aussi des dossiers de ses travaux.

Après consultation de l’inventaire des fonds privés des Archives départementales, certains fonds semblent intéressant comme le fonds Sala contenant des archives familiales (115 J) et le fonds Escudié, professeur de géographie comportant ses archives scientifiques (sur le Rhône). Malheureusement ils ne sont pas communicables en l’absence de classement.

Versement à la Bibliothèque municipale

- Fonds Coste

Composé de livres, manuscrits, plans, estampes et gravures sur l’histoire de Lyon et sa région, ce fonds a été versé à la Bibliothèque municipale en 1855, il a fait l’objet d’un inventaire publié en 1900 dans le Catalogue général des Manuscrits des Bibliothèques de France.

- Fonds Charavay

Charavay a constitué une collection de lettres autographes d’auteurs lyonnais concernant en grande partie l’histoire de Lyon. Son inventaire est publié dans un supplément du Catalogue général des Manuscrits des Bibliothèques de France en 1904.


[1] Forma Urbis 1997, p. 163 à 204 et en particulier la troisième partie sur la topographie historique (p. 203 à 204).

[2] voir Forma Urbis 1997, p. 203.

[3] Je remercie ici Rose Audin d’avoir bien voulu me donner cette dérogation me garantissant ainsi une forte part d’inédit à ce mémoire.

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